Faites passer vos données de X vers Y sans rien perdre : les flux, les pièges d’export et les cartes entre logiciels que personne d’autre ne documente.
Un export IFC n'est pas un enregistrement, c'est une traduction. Tant que vous ne décidez pas comment Revit traduit, il décide à votre place. Voici les trois réglages qui font 90 % du résultat, et la logique derrière, valable quelle que soit votre version.
Assembler le meilleur outil de chaque catégorie produit rarement la meilleure chaîne. Ce qui coûte cher n'est pas le nombre de logiciels, c'est le nombre d'endroits où l'information doit changer de main. Voici comment concevoir une chaîne au lieu de la subir.
Comme dans tout logiciel, exporter depuis Archicad est une traduction, pas un enregistrement. Mais là où d'autres éparpillent leurs réglages, Archicad les réunit dans un seul objet qu'il faut apprendre à manier : le traducteur IFC. Comprenez le traducteur, et le typage par classification qui va avec, et vous tenez l'essentiel d'un export propre.
La classification est ce qui permet, en aval, de grouper les objets pour chiffrer, métrer, analyser. C'est aussi l'une des informations les plus fragiles à l'export : elle vit dans un champ propre à votre logiciel, et si personne ne lui ouvre un chemin vers l'IFC, elle s'évapore sans le moindre avertissement. Le destinataire reçoit un beau modèle, et découvre qu'il ne peut rien regrouper.
« Convertir un projet Revit en Archicad » n'existe pas. On n'échange pas un projet, on échange pour un usage, et selon l'usage la réponse va de « ça marche très bien » à « ce n'est pas la bonne question ». Voici les trois cas, et la méthode pour chacun.
Un modèle qu'un humain lit sans peine peut être totalement invérifiable par une machine. Un contrôleur par règles comme Solibri n'interroge pas ce qu'on voit, il interroge une structure : des objets typés, des propriétés, des relations. Si cette structure manque, la règle ne trouve rien à contrôler, et rend un verdict qui ne veut rien dire. Préparer une maquette, c'est lui donner de quoi être jugée.
Vers Navisworks, on ne passe pas par l'IFC : on emprunte une voie native, le NWC. Le fichier s'ouvre toujours, l'assemblage se monte toujours, et pourtant le résultat change d'un cycle à l'autre selon qui a exporté. Toute la maîtrise tient là : faire en sorte que chaque export produise le même assemblage, aligné, complet et à jour, quelle que soit la main qui a cliqué.
Un nuage de points ne s'ouvre pas comme un fichier, il se référence. Entre le scanner sur site et le nuage sur lequel vous accrochez un mur dans Revit, il y a une chaîne de conversions, et chaque maillon est un endroit où le repère se déplace, où la couleur disparaît, où la structure du relevé se dissout. Maîtriser un scan to BIM du côté des données, c'est maîtriser cette chaîne de formats.
Une fois qu'on sait quelle colonne reliera la maquette au reste, reste à faire sortir la donnée de Revit. Là, plusieurs tuyaux existent, et ils ne se valent pas : l'un livre un instantané figé qu'il faut refaire à la main, l'autre un flux qui se réalimente seul. Ils se départagent sur deux questions seulement, et les poser avant de brancher évite de reconstruire un tableau de bord tous les lundis.
Sortir des données de la maquette vers Excel est facile. Les réécrire dans la maquette après les avoir modifiées, voilà où presque tout se casse. Un aller-retour n'est pas une synchronisation : ce sont deux trajets à sens unique collés bout à bout, sans fusion, sans arbitre. Il ne marche que si l'on maîtrise trois choses, et les ignorer ne laisse pas la maquette en l'état : cela la corrompt.